Le portable des années 1900, l'e-mail avant la lettre, c'est la carte postale. D'un coût modique, elle est fiable, sûre. Qu'elle représente une rue, un petit métier, une scène pittoresque, un commerce ou un groupe, la vulgarisation de la photographie est à l'origine de cet engouement. Ces millions de vues nous renseignent sur l'habitat, les conditions de vie, l'habillement, le commerce... Elles nous montrent la France au tout début XX° sous ses moindres aspects.

mardi 24 septembre 2013

Atmosphères


Parthenay

Parthenay

Parthenay

Vasles

Argenton-Château

Bressuire

Bressuire

Niort

Niort


mardi 17 septembre 2013

Edmond Proust : quand Radio Londres parlait au "tourteau fromager"



Edmond Proust « Un agité qui fait de la politique », critiquaient ses détracteurs.

Patron de la Résistance dans les Deux-Sèvres, fondateur de la MAIF et de la Camif, Edmond Proust était notre dernier personnage mystère de l’été.

Message pour le tourteau fromager : Chaumette est notre seul ami, vous devez lui faire confiance. Dans le plus pur style des messages de Radio Londres, c’est par ces quelques mots que le 15 août 1944, Edmond Proust, alias Chaumette, voit officialisé son rôle de commandant en chef de la Résistance dans les Deux-Sèvres. Le petit instituteur rural a 4 000 hommes sous ses ordres.


Edmond Proust était hier notre personnage mystère. La photo publiée a été prise au groupe scolaire qui porte son nom dans le quartier de Souché. « Durant une partie de sa vie, il est beaucoup sorti la nuit », écrivions-nous en guise d’indice. Car durant des mois, l’homme n’a quitté sa tanière – sur les hauteurs de la vallée de la Sèvre près de Sainte-Eanne – qu’entre le coucher et le lever du soleil. Pour rejoindre son PC, il est condamné à parcourir « toutes les nuits une dizaine de kilomètres à travers bois et fourrés plus ou moins avenants, monter et descendre des pentes vives, longer les haies et emprunter les sentiers », relate l’historien Michel Chaumet.


Champion cycliste des Deux-Sèvres à 18 ans, instituteur, syndicaliste, guerrier involontaire (avant 1940, il manifestait un net penchant pour le pacifisme), de gauche sans être encarté, Edmond Proust est passé aux yeux de certains comme un « agité qui fait de la politique ».
« S’il y avait en France beaucoup d’agités de cette trempe, nous ne nous retrouverions pas dans la situation alarmante où nous sommes », dira après l’avoir rencontré le général Faucher, chef régional de l’Armée secrète.


L’agité a une autre casquette. Celle de grand patron. Mais un patron anticapitaliste : premier président de la MAIF avant-guerre, il construit l’expansion de l’assureur jusqu’à son décès en 1956, et après-guerre il fonde de toutes pièces la Camif. Son idée de départ : pourquoi les instituteurs ne deviendraient-ils pas leurs propres assureurs plutôt que de donner de l’argent aux actionnaires des compagnies ?


L’innovation est perçue comme une déclaration de guerre par les agents généraux d’assurance : « Nous disons qu’un tel langage est un scandale. Quand on vit de l’argent des contribuables, on n’a pas le droit de s’organiser pour les empêcher de vivre », enrage leur syndicat.


Ce n’était pas pour impressionner Edmond Proust, lui qui confronté au manque d’armes, le soir où il entend la radio annoncer le Débarquement, bondit en plein dîner : « S’il le faut, nous nous battrons avec des triques ».


Article paru dans la NR le 27 août 2011.





vendredi 6 septembre 2013

Atelier de charron Marsceteau-Logeay à Parthenay



Le métier exercé par ces artisans est celui de charron.
Le charron fabriquait les roues et leurs véhicules.


Ces hommes faisaient partie de l'atelier MARSCETEAU-LOGEAY qui se situait au 114ème RI à Parthenay qui est devenu aujourd'hui la boulangerie "Le four à bois". Arsène-Jules MARSCETEAU est le patron de l'atelier (deuxième homme en partant de la gauche sur la carte).

L'atelier a compté jusqu'à 5 à 6 co-équipiers et produit jusqu'à 50 voitures hippomobiles par an. L'atelier avait ses fournisseurs attitrés : il prenait le bois chez Raymond FAUCHER (avenue de la Gare) et chez LIGEARD (rue du Bourg Belais), le fer chez THONNARD (emplacement actuel du Crédit Agricole), les garnitures en cuir et les banquettes chez SABIRON, bourrelier (Place du Donjon) et les moyeux à Thouars, chez VINET.

mardi 3 septembre 2013

Vidéo : découverte du Marais Poitevin (2)


Vidéo réalisée par les Comités Départementaux du Tourisme
de Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vendée.